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Un immense espace encore inconnu recèle peut-être les planètes P4X-1 à P4X-4, d'une taille presque aussi importante que les planètes joviennes que sont Saturne, Uranus ou Neptune.
- P4X-3 : P4X-3 semble avoir presque la même taille que P4X-2 et semble peut-être aussi gros que Uranus. On peut se demander comment des planètes joviennes (gazeuses) ont pu se former dans ce secteur éloigné. P4X-3 semble plus proche de P4X-4 que de P4X-2 sur le dessin d'Odin.
- P4X-4 : la 12ème et dernière planète de notre Système Solaire selon Odin. Mais quelle planète extraordinaire ! On devine un monde d'une taille massive et disposant d'un anneau comme Saturne. Si cet astre est à l'échelle du groupe "Jupiter-Saturne", nous sommes en mesure de penser que son diamètre serait d'environ 130.000 km ! Serait-ce la grande sœur de Saturne ?... Cette planète semble gazeuse, tout comme elle.
Si P4X-2, P4X-3 et P4X-4 ont une taille presque similaire à nos planètes joviennes connues, pourquoi nos télescopes ne les ont-ils pas encore découvertes ?
Récemment, le téléscope spatial Hubble a braqué son objectif sur Sedna. Il en a résulté un minuscule groupe de quelques pixels sur les images. Imaginons maintenant, qu'il y a bien au-delà de la Ceinture de Kuiper quatre planètes inconnues dont les positions peuvent s'étirer jusqu'à une demi année-lumière par rapport au soleil. Vu leur faible luminosité, et leur distance, il serait difficile à un télescope spatial de les déceler facilement. Le fait qu'on ait trouvé des planètes extra-solaires ne veut pas dire qu'on peut appliquer la même méthode de détection pour les planètes du fin fond de notre Système Solaire. Si un très grand nombre de planètes extra-solaires ont été trouvées, ce n'est pas de manière directe, mais indirecte, en étudiant les réactions de l'étoile la plus proche de ces mondes. Mais cela ne veut pas dire que leur découverte ne se produira jamais car les scientifiques pousseront toujours les instruments d'observation vers la performance, mais ils ne pourront pas le faire en envoyant une sonde sur place, car elle mettrait trop longtemps pour y parvenir. La NASA prévoit, cependant, pour 2006 le lancement de la première sonde à destination de Pluton. Cette sonde, appelée Pluto-Kuiper Express, survolerait Jupiter en 2007, atteindrait Pluton en 2015, et poursuivrait ensuite sa route pour étudier un ou plusieurs objets de la Ceinture de Kuiper.
Enfin, notons que le cortège final de nos 12 mondes produit quelque chose d'harmonieux dans le Système Solaire.
Avez-vous remarqué que toutes les planètes présentées vont bien par groupe de quatre ?
- Entre le Soleil et la Ceinture des astéroïdes, il y a quatre planètes : Mercure, Vénus, Terre et Mars. - Entre la Ceinture des astéroïdes et la Ceinture de Kuiper, il y a quatre autres mondes : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. - Et enfin, entre la Ceinture de Kuiper et le Nuage de Oort, il y a P4X-1, P4X-2, P4X-3 et P4X-4.
Trois fois quatre mondes, séparés par des champs d'objets chaotiques.
Voilà ce que serait le Système Solaire en réalité : une harmonie.
Maintenant, comment connaître la distance de nos quatre mondes inconnus par rapport au Soleil ?
La loi de Titius-Bode va certainement pouvoir nous aider. En 1766, le mathématicien allemand Johann Titius remarque qu'il existe une certaine relation numérique entre les distances des planètes au Soleil. Son idée sera reprise et popularisée par Johann Bode. Nous la connaissons sous le nom de loi de Titius-Bode. Imaginons une série de chiffres (1 et 2 étant exclus) qui seraient le double du chiffre précédent, soit : 0, 3, 6, 12, 24, 48, 96, etc. On ajoute 4 à chaque chiffre. La nouvelle série est : 4, 7 10, 16, 28, 52, 100. Si la distance de la Terre au Soleil correspond à la valeur 10, on peut la découper en 10 unités, Mercure et Vénus se situant précisément en position 4 et 7 de ce découpage. Mars sera à 15 soit très près du 16 de la loi, Jupiter à 52 et Saturne à 95 toujours très près du 100 de la loi. En divisant tous ces chiffres par 10, on obtient des unités astronomiques (AU).
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