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Franchir le Rubicon - Michael C. Ruppert
Le déclin de l'Empire américain à la fin de l’âge du pétrole Cet ouvrage explosif est l'aboutissement de l'enquête riche et minutieuse d'un inspecteur de police devenu journaliste indépendant. Grâce à des faits étayés, vérifiés, recoupés, il suffira seulement de quelques pages pour que vos doutes laissent place à la stupéfaction.
L'état des réserves mondiales de pétrole n'est pas vraiment celui que l'on nous annonce / L'opportune libération de l'Afghanistan a surtout permis de restaurer un trafic d'héroïne dont les bénéfices commençaient cruellement à faire défaut à Wall Street... / Concernant Oussama Ben Laden, on se demande comment ceux qui le cherchent peuvent faire à ce point semblant de ne pas le trouver... / Le logiciel informatique "PROMIS" appliqué à la gestion des flux monétaires internationaux pourrait bien devenir une arme autrement plus dangereuse que celles dont se bardent les armées... / D'étranges anomalies boursières survenues peu de temps avant les attaques terroristes / Delmart "Mike" Vreeland, l'homme qui savait que les attaques du 11 septembre allaient avoir lieu... / La façon dont le Congrès américain se voit progressivement réduit à l'impuissance... / La "lente" destruction programmée des libertés dont s'enorgueillissait ce pays, qui le relègue maintenant à une pseudo démocratie sous haute surveillance.
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Les confessions d'un assassin financier - John Perkins Révélations sur la manipulation des économies du monde par les Etats-Unis
Les assassins financiers sont des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Ils dirigent l’argent de la Banque mondiale, de l’Agence américaine du développement international (US Agency for International Development – USAID) et d’autres organisations « humanitaires » vers les coffres de grandes compagnies et vers les poches de quelques familles richissimes qui contrôlent les ressources naturelles de la planète. Leurs armes principales : les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l’extorsion, le sexe et le meurtre. Ils jouent un jeu vieux comme le monde, mais il a atteint des proportions terrifiantes en cette époque de mondialisation. Je sais très bien de quoi je parle… car j’ai été moi-même un assassin financier. J’ai écrit ces quelques lignes en 1982, au début d’un manuscrit qui avait pour titre provisoire La conscience d’un assassin financier. Cet ouvrage était dédié à deux hommes d’État qui avaient été mes clients, que je respectais et pour qui j’avais énormément d’estime. : Jaime Roldos, président de l’Équateur, et Omar Torrijos, président du Panama. Tous deux venaient de périr dans des écrasements d’avion qui n’avaient rien d’accidentel. Ils furent assassinés parce qu’ils s’opposaient à la coalition formée par de grandes compagnies, le gouvernement américain et des banquiers, dans le but d’établir un empire global. Nous, les assassins financiers, n’avions pas réussi à obtenir la collaboration de Roldòs et Torrijos, et les tueurs à gages de la CIA, qui nous suivaient toujours de près, sont donc intervenus. On a toutefois réussi à me convaincre de renoncer à écrire ce livre. Je l’ai recommencé quatre fois dans les vingt années qui ont suivi. Chaque fois, ma décision fut suscitée par un événement important : l’invasion du Panama par les Etats-Unis en 1989, la première guerre du Golfe, l’intervention militaire américaine en Somalie et la montée d’Oussama ben Laden. Cependant, des menaces ou des pots-de-vin m’ont toujours fait abandonner mon projet. En 2003, le directeur d’une grande maison d’édition, filiale d’une puissante société internationale, a lu mon manuscrit désormais titré Les Confessions d’un assassin financier. Après m’avoir dit qu’il s’agissait là d’une « histoire captivante » qu’il fallait absolument raconter, il me sourit tristement en déclarant qu’il ne pouvait se permettre de se risquer à la publier, car les grands patrons s’y opposeraient sûrement. Il me conseilla de la romancer. « Nous pourrions la mettre en marché sur le même créneau que les œuvres de John de Carré ou de Graham Greene. » Mais il se trouve que ce n’est pas de la fiction ! C’est plutôt la véritable histoire de ma vie. Un éditeur plus courageux, dont la maison n’est pas la propriétaire d’une multinationale, a bien voulu m’aider à la rendre publique. Cette histoire doit vraiment être racontée. Le monde traverse actuellement une crise terrible, qui nous offre cependant une occasion extraordinaire. Cette histoire d’un assassin financier explique pourquoi nous en sommes arrivés au point où nous sommes maintenant et pourquoi nous faisons face constamment à des crises qui nous semblent insurmontables. Oui, cette histoire doit être racontée, pour les raisons suivantes : c’est uniquement en comprenant nos erreurs passées que nous pourrons tirer avantage des occasions futures ; il y a eu les événements du 11 septembre 2001, ainsi que la deuxième guerre d’Irak ; en plus des trois milles personnes qui sont mortes le 11 septembre 2001 dans des attentats terroristes, vingt quatre mille autres sont mortes de faim ou de causes associées. En fait, 24000 personnes meurent chaque jour par ce qu’elles n’ont pu obtenir la nourriture nécessaire à leur subsistance. Surtout, cette histoire doit être racontée parce que, pour la première fois de l’histoire, une nation possède la capacité, les moyens financiers et le pouvoir nécessaires pour y changer quelque chose. Cette nation est celle où je suis né et que j’ai servie en tant qu’assassin financier : les Etats-Unis d’Amérique.
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L'économie mondialisée - Robert B Reich
La nationalité des grandes firmes américaines est de plus en plus ambiguë Notre conception de la Nation comme un ensemble de solidarités est devenue une notion obsolète pour les entreprises. Leur multinationalisation a entraîné une inégalité accrue entre les individus et a amoindri le pouvoir de contrôle des politiques. Seuls ceux qui détiennent les capacités de création et de conceptualisation ("les manipulateurs de symboles")...
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L'Empire de la honte - Jean Ziegler
"Nous assistons aujourd'hui à un formidable mouvement de reféodalisation du monde. C'est que le 11 septembre n'a pas seulement été l'occasion pour George W. Bush d'étendre l'emprise des Etats-Unis sur le monde, l'événement a frappé les trois coups de la mise en coupe réglée des peuples de l'hémisphère Sud par les grandes sociétés transcontinentales. Pour parvenir à imposer ce régime inédit de soumission des peuples aux intérêts des grandes compagnies privées, il est deux armes de destruction massive dont les maîtres de l'empire de la honte savent admirablement jouer: la dette et la faim. Par l'endettement, les Etats abdiquent leur souveraineté; par la faim qui en découle, les peuples agonisent et renoncent à la liberté. Cette formidable machine à broyer et à soumettre ne supporte plus aucune des limitations que le droit international prétendait traditionnellement imposer aux rapport entre les États et entre les peuples. Du coup, c'est le régime de la violence structurelle et permanente qui, partout, gagne du terrain au Sud, tandis que le droit international agonise. Mais qui sont donc ces cosmocrates qui, peu à peu, privatisent jusqu'à l'eau que les peuples doivent désormais leur acheter? Ce livre traque leurs méthodes les plus sournoises: ici on brevète le vivant, là on casse les résistances syndicales, ailleurs on impose la culture des OGM par la force. Oui, c'est bien l'empire de la honte qui s'est mis subrepticement en place sur la planète. Mais c'est précisément sur la honte qu'est fondé le ressort révolutionnaire, comme nous l'ont appris les insurgés de 1789. Cette révolution, elle est en marche: insurrections des consciences ici, insurrections de la faim là-bas. Elle seule peut conduire à la refondation du droit à la recherche du bonheur, cette vieille affaire du XVIIIe siècle. Jean Ziegler, qui témoigne ici d'une connaissance exceptionnelle du terrain, y appelle sans réserve en conclusion." Jean Ziegler est rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, et professeur de sociologie à l'Université de Genève. Auteur de nombreuses enquêtes sur le Tiers-Monde, il a publié également des enquêtes explosives sur le système bancaire suisse.
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Le grand bond en arrière - Serge Halimi Comment l'ordre libéral s'est imposé au monde
De l'Amérique de Reagan à la France de Mitterrand, en passant par la Nouvelle-Zélande, les transformations économiques du dernier quart de siècle n'ont été le produit ni du hasard ni de la nécessité. Si, à partir des années 80, les "décideurs" et les médias du monde occidental ont presque toujours interprété de manière identique les situations de "crise", c'est que tout un travail idéologique était intervenu au préalable, c'est que les solutions alternatives au marché avaient été détruites afin qu'il n'y ait "plus d'alternative". D'autres interprétations des événements auraient suggéré d'autres remèdes, mobilisé d'autres forces sociales, débouché sur d'autres choix. La "mondialisation", ce fut aussi ce long labeur intellectuel de construction de la "seule politique possible" que favorisa la symbiose sociale entre ses principaux architectes d'un bout à l'autre de la Terre. Inspirées par des théoriciens de l'université de Chicago, dont l'influence sera considérable au Chili, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, les doctrines économiques libérales vont encourager les classes dirigeantes à durcir leurs politiques, à passer d'un système d'économie mixte acceptant une certaine redistribution des revenus à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance. Les artisans de cette métamorphose en tireront un avantage considérable; pour la plupart des autres, au contraire, ce sera le grand bond en arrière. Une véritable enquête menée par Serge Halimi, qui débute aux Etats-Unis et se ramifie en Grande-Bretagne et en France. Étude qui touche le milieu politique et économique et leurs deux principaux relais, les intellectuels et les médias.
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Les nouveaux maîtres du monde, et ceux qui leur résistent - Jean Ziegler
"Au coeur du marché globalisé, le prédateur. Banquier, haut responsable de société transnationale, opérateur du commerce mondial: il accumule l'argent, détruit l'Etat, dévaste la nature et les êtres humains. Les Nouveaux maîtres du monde", ce sont les seigneurs du capital financier mondialisé. Ce livre révèle leurs visages, d'où ils viennent, ce qu'ils font au jour le jour: à la tête des sociétés mondialisées, au sein de l'OMC ou du Fonds Monétaire International, dans les officines interlopes, les paradis fiscaux, mais aussi les bureaux feutrés des banques de Suisse et d'ailleurs. Ce livre démonte l'idéologie qui les inspire et jette une lumière crue sur le rôle joué en coulisses par l'empire américain. Analyses, portraits, informations bouleversantes, propositions concrètes, un livre écrit par un homme qui a souvent croisé les personnalités dont il brosse le portrait, et qui connait de l'intérieur les institutions qu'il critique."
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Malheur aux vaincus - Philippe Labarde & B.Maris
La mondialisation triomphe, les inégalités explosent. Un phénomène de sélection-exclusion a fragilisé les plus faibles dans un processus cumulatif qui ne pouvait que renforcer les handicaps du Sud par rapport au Nord, des défavorisés par rapport aux riches. Darwin est à l'œuvre: tout est fait pour éliminer les faibles, profiter des différences d'âge, de sexe ou d'origine, pour "liquéfier" le travail, le soumettre à la peur, au risque. Un nouveau racisme, un véritable racisme social pointe son mufle. Les auteurs de La Bourse ou la vie avaient déjà vu juste en pulvérisant la nouvelle économie avant qu'elle ne s'effondre sous le poids de la spéculation. Ils récidivent en dénonçant l'avènement d'une "nouvelle barbarie": un monde au-delà de l'humain où des sous-hommes serviraient des surhommes.
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